Le Centre de Primatologie (CDP)

Le Centre de Primatologie (CDP) a été installé au sein des 49 hectares du Campus du C.I.R.M.F dès sa création dans les années 1980. Le CDP est devenu, dès sa mise en fonction, l'un des centres de primatologie les plus performants du continent africain par sa taille et la diversité des espèces qui y sont accueillies. Les moyens humains et techniques mis à disposition ont permis le développement de protocoles biomédicaux, vétérinaires et éthologiques dont l’intérêt est reconnu sur le plan international. Ces recherches s’intéressent à la santé des singes, d’une part pour développer des stratégies de lutte dans un cadre de conservation, mais également dans le cadre de la santé publique en évaluant le risque de passage de maladies entre l’homme et l’animal.

Près de 400 primates, pour la plupart originaires du Gabon, (chimpanzés, gorilles, mandrills, cercopithèques à queue de soleil, mangabeys à collier blanc, hocheurs, moustacs), du reste de l’Afrique (vervets) ou d'Asie (macaques rhésus et macaques cynomolgus) sont élevés dans ce centre dédié à la recherche.

Selon les besoins, les animaux peuvent être accueillis selon trois types d’hébergement :

- en cage individuelle dans des bâtiments de haute sécurité type A2 et A3 (quarantaine ou périodes courtes de protocoles biomédicaux)

- en « volières » collectives pouvant héberger jusqu’à une dizaine d'individus

- dans quatre enclos de semi-liberté répartis sur douze hectares de forêt. C’est ici que plus de la moitié des primates du Centre est hébergée.

Les équipements médicaux de ce Centre sont comparables à ceux d'un hôpital de la sous-région (salle de soins, salle de chirurgie, salle d'imagerie médicale) et permettent la réalisation de l'ensemble des soins médicaux ou chirurgicaux nécessaires. Les primates sont soumis annuellement à un contrôle sanitaire et leur population est régulée par un programme de maîtrise de la reproduction.

Un personnel expert, formé d’une vingtaine d’agents, est présent en permanence sur le Centre. Les soins apportés aux  primates sont assurés par trois vétérinaires Gabonais et Français, secondés par deux assistantes de bloc. La surveillance, l’entretien des structures et l’alimentation des animaux sont assurés par une douzaine d’animaliers dirigés par un chef animalier et deux adjoints. Dans ses missions, le CDP forme de jeunes Gabonais au métier d’animalier (stagiaires pour des périodes de deux à six mois) en l’absence d’une école nationale de formation.

Le CDP fait un effort important depuis près de dix ans pour améliorer les conditions de captivité des primates qu'il élève. Pour l’équipe, le suivi comportemental des individus est devenu aussi important que celui de leur santé. Ainsi, l’hébergement collectif est priorisé, l’enrichissement du milieu est quotidien (alimentaire et structural) et des séances de training (technique de renforcement positif afin de solliciter la coopération individuelle) ont été mises en place pour permettre des examens médicaux simples sur animaux vigiles.

 

EQUIPE

Responsable du Centre de Primatologie / Delphine VERRIER

Docteur Vétérinaire (Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, 2000), Chercheur (PhD, University of Melbourne, 2007)

Vétérinaire assistant au Centre De Primatologie depuis 2008

Contractuel, Expert Sectoriel au Ministère Français des Affaires Étrangères et Européennes

Membre du comité d'éthique pour l'expérimentation animale Ile-de-France

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Spécialités : Primatologie, Epidémiologie intégrative, Parasitologie, Ecophysiologie, Endocrinologie, Ecologie comportementale

Docteur vétérinaire assistant / Barthelémy NGOUBANGOYE

Docteur vétérinaire (Ecole Inter état de Sciences et Médecine Vétérinaire de Dakar au Sénégal, 2007), Master 2 Epidémiologie (UCBL 1, Lyon, 2010)

Vétérinaire assistant au Centre de Primatologie depuis 2007

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Spécialités : Primatologie, Toxoplasmose, Epidémiologie


Chef animalier : Paul BAMBA

Contremaîtres adjoints : Joseph AKANGA et Antoine NGOUMA

Animaliers : Dimitri MBOULOU, Roberteau GNALA, Dieudonné OFOUGOU, Dieudonné OLOUSSOU, Rodrigue ALEKI, Frédéric LOUNDOU, Alain NKAYI, Antoine LENDOYE

Animalier responsable de la maintenance : Alain-Prince OKOUGA  

Assistantes de bloc : Solange OMBI et Jessica KASSASSA

Secrétaire : Angélique MVOULA

Technicienne de surface : Agathe BILOUNI

Gardien de Nuit : Mahamat YOUSSOUBOMI

 

MOYENS

La salle de soins

Les animaux lorsqu'ils sont malades ou bien lors du contrôle sanitaire annuel sont amenés en salle de soins.

Toutes les manipulations des primates se font sous anesthésie générale (contention chimique à l'aide de kétamine) afin de minimiser le stress des animaux et les risques de morsure pour les opérateurs. L'anesthésique est administré à distance grâce à des fléchettes propulsées par une sarbacane. Une fois par an, chacun des primates du centre bénéficie d’un contrôle sanitaire minutieux et reçoit les vaccinations et traitements contraceptifs nécessaires. Les résultats de l’observation clinique, des mesures morphométriques et des analyses hématologiques, parasitologiques et virologiques sont saisis, et constituent une base de données précieuse et une source de connaissances sur chacune des espèces.

En outre, depuis sa création, le Centre alimente une sérothèque unique par les spécimens conservés et le suivi temporel des individus. Chaque fois qu’un animal est anesthésié, un échantillon de sang est prélevé, centrifugé et stocké à -80°C. Cette banque biologique permet d’effectuer des analyses a posteriori à la recherche de pathologies inconnues au moment du prélèvement, grâce aux avancées de la connaissance ou technologiques du moment. A ce jour plus de 30 000 échantillons sont ainsi disponibles pour les chercheurs.

La salle d'imagerie médicale

Le Centre dispose d'une salle de radiologie avec salle de développement adjacente.

La radiographie est surtout utilisée dans le diagnostic et le traitement des fractures et luxations. Elle nous a permis également d'étudier le développement osseux des grands singes.

Nous disposons aussi d'un échographe performant, utile aussi bien dans le suivi de gestation que dans l'exploration des affections abdominales.

Enfin le CDP vient de s’équiper d’un gastroscope vidéo, qui permet l’exploration (et éventuellement la biopsie) des muqueuses stomacale, rectale et colique.

La salle de chirurgie

Le bloc opératoire possède tout l'équipement nécessaire aux interventions : instruments complets pour la chirurgie des tissus mous et des tissus osseux, anesthésie gazeuse, monitoring opératoire (tensiomètre, ECG) et réanimation, radioscope, microscope opératoire et endoscope pour les chirurgies spécialisées.

Les interventions chirurgicales peuvent avoir lieu dans le cadre des protocoles de recherches, elles sont alors souvent de courte durée (ex : prélèvements de ganglions superficiels). En dehors des protocoles, la chirurgie est essentiellement réparatrice (suture de plaies, greffes de peau suite à des morsures, fractures, etc.).

 

ACTIVITES DE RECHERCHE

Les recherches menées au CDP

Le Centre collabore avec les unités de recherche du CIRMF et des instituts internationaux (Institut Pasteur, CEA, INSERM, CNRS, IRD, Université de Lyon, Université de Limoges, Service de Santé des Armées en France, Université de Duke aux USA, etc.). Les primates, du fait de leur proximité phylogénétique avec l’homme, représentent en effet des modèles précieux pour toutes sortes d’études comparatives (pathologies et comportements). Au delà des études des pathogènes sur cultures cellulaires ou animaux de laboratoire, dans certaines conditions les primates offrent des sujets de recherche uniques. Par exemple, certains d’entre eux sont naturellement infectés par un virus de l’immunodéficience acquise comme celui du SIDA chez l’homme, mais ne développent pas les symptômes associés à cette maladie. La compréhension de cette résistance présente donc un potentiel majeur pour des applications en médecine humaine. Toutefois, pour des raisons écologiques (Convention de Washington) et éthiques (animaux sociaux avec un niveau cognitif très élevé), le recours aux primates est extrêmement réglementé. Ainsi tous les protocoles de recherches menés au Centre sont évalués par un Comité d’Ethique, un Comité Scientifique international et répondent aux lois internationales relatives à la protection animale.

Des thématiques de recherches contextuelles et innovantes

Dans la mesure où le CDP appartient à une Institution Gabonaise, les études menées au Centre concernent les maladies qui ont un impact sur la Santé Publique de la sous région.

Les études en lien avec la santé publique menées sur les primates peuvent se scinder en deux grands thèmes : l’étude des infections naturelles des primates africains et la contribution au développement de molécules innovantes.

- l’étude des infections naturelles des primates africains : Situé au cœur de la région d’origine du HIV, du neuropaludisme et des émergences Ebola, le CIRMF possède un cadre exceptionnel de travail. Ainsi, SIV (Simian Immunodeficiency Virus), STLV (Simian T-Lymphotropic Virus), Hépatites, SFV (Simian Foamy Virus), filaires et plasmodiums sont étudiés depuis plusieurs années au CDP, aboutissant à des dizaines de publications internationales.

- le développement de molécules innovantes : Le CIRMF s’investit également fortement dans la recherche appliquée, avec des résultats aux retombées internationales. Les principales études menées au CDP concernent le VIH (développement de nouvelles thérapies, recherche de microbicide, essai vaccinaux), le paludisme (étude d’immunogénicité vaccinale), la maladie du sommeil (développement de nouvelles thérapies) et le virus chikungunya (recherche thérapeutique).

Par ailleurs, des actions de recherches en primatologie propres au CDP sont menées en permanence : éthologie, communication (olfactive, visuelle, sonore), cycle sexuel, stratégies contraceptives, écophysiologie, physiopathologie, etc. Toutes ces études visent à mieux connaître les primates et ainsi mieux les protéger.

Le CDP et la conservation des primates

Les vétérinaires du Centre de Primatologie participent activement à la conservation des primates au Gabon. Tout d’abord, certains primates du Centre sont inclus dans des projets d’écotourisme au Gabon : trois gorilles des plaines ont ainsi été envoyés au Projet Gorille du Fernan-Vaz en 2000 et plus de soixante mandrills du CIRMF ont été relâchés au Parc de la Lékédi en 2002 et 2006 (suivis à l’aide de colliers radio émetteurs). Ces animaux sont devenus les ambassadeurs de leur espèce auprès du grand public.

Par ailleurs, le Centre de Primatologie travaille en étroite collaboration avec les sanctuaires et le Ministère des Eaux et Forêts. A cet effet, le Centre accueille dans ses structures les orphelins de chasse destinés à la réintroduction en milieu naturel pour une période de quarantaine sécurisée ; en outre, les vétérinaires dispensent tout au long de l’année des formations de biosécurité aux animaliers travaillant dans les sanctuaires de grands singes. Enfin, sur un plan national, les vétérinaires participent à la lutte contre le braconnage avec les agents du Ministère des Eaux et Forêt à la fois par le biais de l’éducation (diffusion dans les villages d’une malle pédagogique sur les grands singes, création de plaquettes de rappel des lois sur la chasse) et le renforcement de l’application des lois.

Alimentation et enrichissement du milieu au CDP

Le régime des primates du Centre est majoritairement constitué de bananes qui sont les seuls fruits disponibles toute l’année en grande quantité. Ainsi, chaque semaine ce sont plus de deux tonnes de bananes de production villageoise, quelques fois distantes de plus d’une demi-journée de route, qui sont acheminés au CDP. Ces fruits sont livrés en régime encore verts et les agents du CDP en contrôlent la maturation.

De plus, 500 à 1000 kg d’autres fruits et légumes « sauvages » ou de cultures sont proposés aux primates chaque semaine : papayes, amomes, apouboulous, éboris, oranges, pastèques, ananas, aubergines locales et violettes, atangas, goyaves, mangues, melons, concombres, avocats et pamplemousses. Enfin, dans la mesure où les chimpanzés et les mandrills sauvages ont aussi un régime carné (antilopes et colobes pour les chimpanzés, batraciens, insectes et rongeurs pour les mandrills), un complément protéique à base de tourteau de soja et de farine de blé est préparé tous les jours. Deux repas sont ainsi donnés quotidiennement aux primates. En dehors de ces repas, les animaliers distribuent des arachides, des glaçons parfumés au jus de fruits, de la mélasse et des tiges d’aframomum (Aframomum sp.) et de costus (Costus albus), deux plantes très appréciées des grands singes en forêt pour l’alimentation et la confection de nids.

 

PRIMATES DU CDP

ESPECES ENDEMIQUES AU GABON

Les chimpanzés

Nombre d'individus au centre : 56

Nom latin : Pan troglodytes

Taille : 80 cm

Poids : 35-50 kg pour les femelles, 40-60 kg pour les mâles

Habitat : forêt primaire et secondaire, savane, prairie et montagne jusqu'à plus de 3.000m d'altitude. De la Guinée au Ghana, Nigéria, Cameroun, Gabon, Congo, Afrique Centrale, RDC, Ouganda, Tanzanie.

Nourriture : fruits 50-75%, feuilles 15-45%, fleurs 1-20%, graines 1-10%, et proies animales (du termite aux oiseaux, colobes, antilopes, etc.) 0-5%

Maturité sexuelle : 11 ans pour les femelles, 13 ans pour les mâles

Gestation : 8 mois

Intervalle de naissance : 5 ans

Longévité : 45-55 ans

Structure sociale : multimâles-multifemelles, les femelles émigrent, groupes de 10 à 40 individus.

Ethologie : diurne, arboricole pour se nourrir et dormir et terrestre pour se déplacer.

 

Les cercopithèques hocheurs et moustacs

Nombre d'individus au centre : 4 dont 3 hybrides

Nom latin : Cercopithecus cephus et hybrides Cercopithecus nictitans X C. cephus

Taille : 43-66 cm sans la queue

Poids : 4 kg pour les femelles, 6 kg pour les mâles

Habitat : forêt primaire et secondaire du Libéria à la Côte d'Ivoire et du Nigéria à la RDC et à l'Angola

Nourriture : fruits, jusqu'à 90% de feuilles, quelques insectes, des chenilles et parfois des poulets des villages voisins !

Maturité sexuelle : 4 ans pour les femelles, 5-6 ans pour les mâles

Intervalle de naissance : 2 ans

Structure sociale : 1 mâle pour plusieurs femelles

Ethologie : diurne et arboricole (observé fréquemment à 20-30 m d'altitude)

 

Les mandrills

Nombre d'individus au centre : environ 200

Nom latin : Mandrillus sphinx

Taille : 50-60 cm pour les femelles, 80 cm pour les mâles

Poids : 10-15 kg pour les femelles, 25-35 kg pour les mâles

Habitat : forêt dense primaire et secondaire, forêt-galerie et côtes. Cameroun et Gabon.

Nourriture : fruits et graines 90%, feuilles, écorces, noix de palmes, fourmis, termites, oiseaux, rongeurs, grenouilles, oiseaux, œufs, crabes… Les mandrills passent le plus clair de leur temps à se nourrir et vont parfois dans les plantations de manioc ou de palmiers.

Maturité sexuelle : 3-4 ans pour les femelles, 9-10 ans pour les mâles

Gestation : 7 mois, la saison de reproduction correspond à la saison sèche au Gabon, de juillet à octobre (naissances décembre-avril).

Intervalle de naissance : 1 an et demi

Longévité : 45-50 ans

Structure sociale : multimâles-multifemelles, une à plusieurs centaines d'individus.

Ethologie : diurne, arboricole et terrestre. Les mandrills effectuent beaucoup de mimiques pour communiquer, du sourire amical au « head shaking » impressionnant.

 

Les mangabeys à collier blanc

Nombre d'individus au centre : 3

Nom latin : Cercocebus torquatus

Taille : 60 cm sans la queue

Poids : 10kg

Habitat : forêt primaire et secondaire, mangrove, du Nigéria à l'Angola.

Nourriture : fruits, feuilles, petites proies et fleurs.

Maturité sexuelle : 3 ans

Gestation : 5,5 mois

Intervalle de naissance : 1 an

Longévité : 25-30 ans

Structure sociale : multimâles-multifemelles, de 15 à 60 individus.

Ethologie : diurne, arboricole pour se nourrir et dormir et terrestre pour se déplacer.

 

Les gorilles des plaines de l'ouest

Nombre d'individus au centre : 5

Nom latin : Gorilla gorilla gorilla

Taille : 1m50 pour les femelles, 1m70 pour les mâles

Poids : 75 kg pour les femelles, jusqu'à 170 kg pour les mâles

Habitat : forêt dense primaire et secondaire, jusqu'à 3.000m d'altitude, du Nigéria à la RDC

Nourriture : fruits pour 70 %, graines, feuilles, et moelle des tiges pour 20%, chenilles, termites et autres larves : 3%.

Maturité sexuelle : 6-7 ans pour les femelles, 10 ans pour les mâles

Gestation : 8-9 mois

Intervalle de naissance : 4 ans

Longévité : 50 ans

Structure sociale : 1 mâle (dos argenté) pour plusieurs femelles, de 3 à 20 individus par groupe

Ethologie : diurne et terrestre, mais peut grimper aux arbres. Chaque soir le gorille fait son nid de branchages pour dormir.

 

AUTRE ESPECE AFRICAINE

Les vervets ou singes verts

Nombre d'individus au centre : 11

Nom latin : Chlorocebus aethiops

Taille : 43 cm pour les femelles, 50 cm pour les mâles, sans la queue

Poids : 3,3kg pour les femelles, 4,6kg pour les mâles

Habitat : savane, des prairies au Sahel, ou en montagne jusqu'à 4.500m d'altitude. Ce sont les plus répandus de tous les singes africains en occupant toute l'Afrique sub-saharienne.

Nourriture : fruits, graines, feuilles, insectes, oiseaux, reptiles et petits mammifères.

Maturité sexuelle : 5 mois

Gestation : 5,5 mois

Intervalle de naissance : 16 mois

Longévité : 30 ans

Structure sociale : mutimâles-multifemelles avec 1,5 femelle par mâle. Groupe de 5 à 70 individus. Les mâles émigrent.

Ethologie : diurne, à la fois terrestre et arboricole. Les vervets changent la structure des groupes, les déplacements et la nourriture en fonction des saisons.

 

ESPECES ASIATIQUES

Les macaques cynomolgus ou macaques crabiers

Nombre d'individus au centre : Une trentaine (provenance élevage de l’île Maurice)

Nom latin : Macaca fascicularis

Taille : 40-50cm pour les femelles, 45-65cm pour les mâles, sans la queue

Poids : 2,5-5,5 kg pour les femelles, 5-5,5kg pour les mâles

Habitat : forêt primaire, secondaire, côtes, mangroves, marécages. Peuvent vivre près des villages. Indochine du Sud, Birmanie, Indonésie, Philippines, Inde.

Nourriture : fruits 65%, graines, bourgeons, feuilles, insectes, grenouilles et crabes.

Maturité sexuelle : 4 ans

Gestation : 5,5 mois

Intervalle de naissance : 13 mois

Longévité : 35-40 ans

Structure sociale : mutimâles-multifemelles avec 2,5 femelles par mâle. Groupes de quelques dizaines d'individus, jusqu'à cent, qui se divisent souvent en sous-groupes. Les mâles émigrent.

Ethologie : diurne et arboricole. Bon nageur. La hiérarchie est moins marquée que chez les autres macaques.

 

Les macaques rhésus

Nombre d'individus au centre : Une trentaine (provenance élevage de Chine ou nés en captivité au CDP)

Nom latin : Macaca mulatta

Taille : 45-55cm pour les femelles, 50-65cm pour les mâles, sans la queue

Poids : 4-10 kg pour les femelles, 5-10 kg pour les mâles

Habitat : Des milieux semi-désertiques aux milieux tropicaux, de 0 à 3000m d’altitude. Présent de l’Afghanistan et de l’Inde jusqu’à la Thaïlande et au sud de la Chine.

Nourriture : fruits, graines, bourgeons, feuilles, insectes.

Maturité sexuelle : 4 ans

Gestation : 5,5 mois

Intervalle de naissance : 1-2 ans

Longévité : 20-30 ans

Structure sociale : mutimâles-multifemelles de quelques dizaines d’individus. La hiérarchie est établie  strictement à partir des lignées matrilinéaires. Les mâles sont dominants sur les femelles mais sont périphériques au groupe et changent de groupe au bout de quelques années.

Ethologie : diurne et surtout terrestre. Parmi les macaques, les rhésus sont réputés pour leur caractère belligérant. Un groupe a même été observé en train de repousser un tigre !

 

PRODUCTIONS SCIENTIFIQUES 2009

Le CDP, maintenu dans ce cadre exceptionnel du CIRMF, représente une richesse unique pour le Gabon par une production permanente de connaissances sous forme de publications scientifiques de haut niveau et de publications destinées au grand public pour faire connaître ce patrimoine extraordinaire et unique.

Publications de rang A

Souquière S, Onanga R, Makuwa M, Pandrea I, Ngari P, Rouquet P, Bourry O, Kazanji M, Apetrei C, Simon F, Roques P. Simians immunodeficiency virus types 1 and 2 (SIV mnd 1 and 2) have different pathogenic potentials in rhésus macaques upon expérimental cross-species transmission.J Gen Virol. 2009 Feb ;90 (Pt 2) :488-99.

Bisvigou U, Mickoto B, Ngoubangoye B, Mayi Tsonga S, Akue JP, Nkoghe D Seroprevalence of toxoplasmosis in a rural population in south-west Gabon Parasite. 2009 Sep;16(3):240-2.

Publications de rang B

Pauwels O. S. G. & Sallé B. Miscellanea Herpetologica Gabonica III.  Hamadryad 2009 Vol. 34, No. 1, pp. 22-27.

L. Dravigney, B. Sallé  Etiology of death in a Primate Center : a 30 years Survey.   Folia Primatologica, in press

Herbert A.*, Verrier D.*, Makuwa M., Kazanji M., Pontier D. Epidemiology of parasite infections in mandrills (Mandrillus sphinx) in Gabon : diversity, abundance, prévalence and risk factors.  Folia Primatologica, in press

B. Sallé, P. Motsch, JP Gonzalez.   Le Centre de Primatologie du CIRMF, l’un des plus grands d’Afrique.   Bulletin annuel de la Société Francophone de Primatologie.

Littérature grise

L. Dravigney, B. Sallé.

Le gorille du Gabon : un cousin en danger.

Gabon Magazine sept-dec 2009


B. Sallé.

Plaquette de présentation du CDP


B. Sallé

Thèse de Doctorat de l’Université de Médecine Paris Sud, spécialités Immunologie-Virologie.

Etude du rôle des cellules infectées dans la transmission par voie sexuelle du VIH et étude de molécules a visée microbicide : approche dans le modèle de l’infection expérimentale par les SHIV162mfp5/SIVmac251 chez le macaque cynomolgus.

Direction : Roger le Grand (SIV, IMETI, CEA). Soutenue le 15 Décembre 2009 au CEA de Fontenay-aux-Roses (92-France).


B. Ngoubangoye (supervision D Verrier) ;

Rapport de Master 2 UCBL 1, Lyon  

Epidémiologie descriptive et dynamique de transmission des virus SIV et STLV dans une population de mandrill (Mandrillus sphinx) en semi-liberté.

A. Herbert. (supervision D Verrier) Rapport de Master 2 Santé animale et épidémiosurveillance dans les pays du sud UM2-CIRAD-ENVT, Montpellier  Epidémiologie des infestations parasitaires chez le mandrill (Mandrillus sphinx) au Gabon : diversité, abondance, prévalence et facteurs de risque.

A. Herbert. (supervision D Verrier)   Thèse de Doctorat vétérinaire (ENVT)   Contribution à l’étude du parasitisme chez le mandrill au Gabon.

G. Olliba (supervision D. Verrier)

Rapport de Licence Professionnelle en Informatique à l’Institut Supérieur de Technologie  Optimisation de la base de données primate et réalisation de l’application gestion de primates au CIRMF

Congrès

Dravigney L., Sallé B.

Etiologie de la mortalité dans un Centre de Primatologie : une étude sur 30 ans.

XXIIème colloque de la Société Francophone de Primatologie, Octobre 2009, Liège, Belgique.


Motsch P., Sallé B., Gonzalez J.P.

Contribution à l’acquisition de nouvelles données sur Cercopithecus solatus, le cercopithèque à queue de soleil du Gabon.

XXIIème colloque de la Société Francophone de Primatologie, Octobre 2009, Liège, Belgique.


Herbert A., Verrier D., Makuwa M., Kazanji M., Pontier D.

Epidémiologie des infestations parasitaires chez le mandrill (Mandrillus sphinx) au Gabon : diversité, abondance, prévalence et facteurs de risque.

XXIIème colloque de la Société Francophone de Primatologie, Octobre 2009, Liège, Belgique.

Communication aux médias

Kanzanji M., Mouinga Ondeme A., Grard G., Sallé B.

Participation à l’émission de Yann Arthus Bertrand “Vu du Ciel”; tournage au CIRMF en décembre, diffusion de l’émission sur la chaîne belge la Une le 5 sept. 2009 et sur France 2 le 29 mars 2010.


Dravigney L., Sallé B.

Participation à une série de 13 reportages de 30 minutes pour Acqua Vita Films : « Gorilla School » (tournage au Projet Protection Gorilles). Diffusion sur Animal Planet le 4 mai 2010.


Gonzalez J.P., Mouinga A., Makuwa M., Kassosso L., Nkoghe D., Leroy E., Dravigney L.,

Ngoubangoye B., Sallé B.

Participation à un documentaire 52 minutes de Patrice Desenne « H1N1, nos virus ont de l’avenir ». Diffusion sur France 5 le 23 mars 2010, TV5 et dans 6 autres pays

Gonzalez J.P., Nkoghe D., Leroy E., Verrier D., Sallé B., Ngoubangoye B. Participation à différents reportages pour la commémoration du 30ème anniversaire du CIRMF. Diffusion sur la RTG1 de novembre-décembre 2009.

 

le cercopithèque à queue de soleil du Gabon